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Des Duos aux super teams, l’évolution de la NBA

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Certaines franchises sont connues pour jouer hard-core, comme les pistons de Detroit. D’autres sont connues pour leur emplacement et leur passé glorieux (Lakers, Celtics) et il y a des derniers nées qui mettent la barre tellement haut avec un système de jeu tellement innovant qu’elles poussent les has-been à s’armer jusqu’aux dents pour les combattre quitte à frôler le risque du salary cap imposé par l’instance dirigeante de la NBA.

Autrefois, les équipes dominantes misaient sur un duo pour les amener au sommet. Il y a eu les mythiques duos au fil du temps: de Kareem Abdoul-Jabbar et d’Oscar Robertson (à Milwaukee Bucks dans les années 70) ; en passant par Julius Erving et Moses Malone dans les années 80 à Philadelphie ; puis à Karl Malone et John Stockton (à Utah Jazz dans les années 90) ou encore de Shaquille O’neal et Kobe Bryant au Lakers au début du millénaire. Depuis, l’eau a coulé sous le pont! Les conseils d’administration ne croient plus en un seul poulain pour faire le travail, nous l’avons vu avec Giannis Antetokoumpo la saison dernière : les Bucks se sont faits sortir car ils n’avaient pas d’autres armes dissuasives pour arriver en finale des Play-offs et l’idée d’un duo ne fait pas assez peur quand on sait que l’adversaire compte un big three . Dès lors, la stratégie est de compiler des stars, qui représentent des garanties en termes de rentabilité (matchs à guichets fermés) et qui, que par leur présence font de la franchise un prétendant au titre.

La notion de super-team est apparue en 2010 lorsque Lebron James et Chris Bosh décidèrent de rejoindre Dwayne Wade dans son paradis à Miami. Ce n’était pas pour les plages de South Beach mais plutôt pour enfin gagner cette grosse bague tant convoitée. La mayonnaise a pris et ce très vite. Cela n’a pas pour autant empêché que le bilan soit réussi qu’à moitié (deux titres en quatre finales de Play-offs). Cependant si on remonte dans le temps, nous remarquerons que les super teams ont débuté bien avant l’arrivée de ces deux stars du nord dans le sud des Etats- Unis pour former le trio infernal de l’année 2011.

En 1996 les Bulls de Chicago dirigés par Phil Jackson, avaient dans le cinq de départ Michael Jordan – le meilleur joueur de tous les temps, Dennis Rodman, un monstre défensif du secteur intérieur et son excellence Scotie Pippen qui couvrait les déplacements latéraux et s’énervait à chaque fois qu’un adversaire marquait. À cette époque, les joueurs ne consultaient pas les sites statistiques aussi régulièrement que le font les joueurs d’aujourd’hui, ils avaient plutôt la tête au poker (Michael Jordan) ou entre les cuisses (Magic Johnson). À noter aussi que dans cette fameuse équipe de Bulls qui remporta six des dix titres de la décennie, se trouvait un certain Steeve Kerr, actuel coach des Golden State Warriors.

Les Warriors justement sont les cibles à abattre. Sur les cinq dernières saisons, la franchise qui ne jouera plus à l’Oracle Arena a été en finale à cinq reprises (vainqueur trois fois). Malgré la perte de Kevin Durant (MVP final 2018) et d’André Iguodala (MVP finale 2015), les hommes de Steeve Kerr restent des adversaires difficiles. Ils ont prouvé en finale de la saison dernière contre les Raptors, cette saison ils débarqueront moins fringants qu’avant avec comme principal renfort le jeune D’Angelo Russell qui brillait à Brooklyn Nets, une équipe de seconde zone, qui risque de ne plus l’être la saison prochaine
car Kyrie Irving en quête d’une reconnaissance internationale après son fiasco chez les Celtics, est parti à Brooklyn pour former un duo avec Kevin Durant qui lui n’a plus rien à prouver au monde. Les Nets auront comme principaux concurrents pour le titre de champion de la conférence : Philadelphie 76ers qui comptera sur l’experience d’Al Horford, ajouté aux armes déjà importantes (Ben Simmons, Tobias Harris et Joel Embiid) et bien évidemment les Bucks de Milwaukee emmenés par Giannis Antetokoumpo, un grec…noir.

S’il y a bien une conférence qui va faire sensation, c’est l’ouest avec l’armada jaune des Los Angeles Lakers. Lebron James (deux fois MVP final) a fait appel à ses potes de la sélection nationale : Anthony Davis, Demarcus Cousins pour contrôler l’intérieur. Ce sera un vrai big three avec des tireurs attitrés comme Danny Green, Kentavious Caldwell-Pope et Avery Bradley. Si les Lakers ont fait des emplettes retentissantes du point de vue marketing , les Clippers ont quant à eux recruté des coast-to-coast players : Kawhi Leonard (MVP de la dernière finale) et Paul Georges sont deux éléments qui peuvent vous mettre 30pts/match tout en défendant aussi proprement. C’est sûr que Doc Rivers part favori pour terminer dans le top4 de la conférence. Déjà qu’ils ont fait douter les fans de Golden State en play-offs la saison dernière comme les Rockets de Houston avant eux! À cette époque, ils n’avaient que James Harden – la meilleur arme offensive sur une saison régulière, depuis le mois de juillet, ils pourront compter sur un autre monstre de la statistique, Mr Triple-double Russell Westbrook.
Avec 82 matchs par saison et plus d’une quinzaine d’autres si on arrive en finale des play-offs, on risque de tomber chaque soir sur des All-Stars Games. Les nuits seront longues et des frictions seront à éviter, mais comment éviter les frictions quand on associe des professionnels aux égos équivalents à leur salaire, des joueurs formatés pour devenir All-Star même si ça doit passer par des triples doubles à chaque rencontre qu’importe l’issue du match . Au fait, ce qui qui compte, ce n’est plus l’équipe mais les noms dans ses annales ?

Si vous avez la réponse, n’hésitez pas à commenter !

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