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Entre confusions et bafouillements

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Peyi a lock. Depuis le 9 juin, rien ne fonctionne à la normale. Une psychose de peur s’est aussi installée mais surtout un sentiment de révolte, un ras-le-bol général. Deux jours plus tard, soit le 11juin, on annonce que le Président s’adressera à la nation. Rien n’y fit. Encore une fois, il nous pose un lapin. Sans une excuse. Sans prétexte boiteux. Il n’a tout simplement pas respecté le rendez-vous.

Entre-temps, les revendications continuaient de pleuvoir. Les gens affluaient dans les rues. Les activités étaient paralysées. Le silence des autorités, pourtant, persiste.

Au lendemain de l’annonce non tenue, la Police Nationale d’Haïti a célébré son vingt-quatrième anniversaire. Monsieur le Président a dû se prononcer à cette occasion. Et pour la circonstance, il a confondu les tribunes. Oubliant la PNH après quelques phrases, il a profité du micro qui lui est donné pour s’adresser, en toute maladresse, à la nation. Moins arrogant, c’est sûr, mais encore moins convaincant d’ailleurs. Cette fois, pas de promesse. Seulement des excuses. Tardives, dira-t-on. Inappropiées aussi si l’on tient compte de la situation.

Bafouillant, il a repris ce mot si cher à ses yeux qui, pourtant aux oreilles du peuple, sonne creux: le dialogue. Cette fois, monsieur ne présente pas les solutions pour les cinq problèmes dont il en est le fervent représentant selon le rapport Petrocaribe. Il se présente en historien rappelant que renverser un président n’a jamais aidé à développer le pays. C’est aussi le rassembleur qui invite une fois de plus les acteurs à discuter. C’est aussi un suspect qui fait des aveux qui, même à ses oreilles, sonnent faux. Il n’est pas un corrompu, clame-t-il.

Pourtant, il n’a que sa parole contre la conviction d’un peuple qui ne veut plus être confus et qui en a marre des bafouillements. Confusion de tribunes, confusion de discours mais surtout mésinterprétation d’une situation qui va de mal en pis. Encore un appel raté. On pourra le pardonner. Les compagnies de téléphonies mobiles offrent d’ailleurs des services de plus en plus médiocres. Un mal qui sûrement a atteint le pauvre englouti par le système.

Vanessa Dalzon

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À propos Vanessa Dalzon

Je suis Vanessa Dalzon, Rédactrice en chef à Balistrad, étudiante en Droit à l'Université Quisqueya. Passionnée de lecture, je trouve à travers l'écriture un moyen de partager ce que j'ai lu, vécu, entendu ou compris sur le monde et sur mon entourage.
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