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Billy Doré

Entretien avec Billy Doré, l’auteur de “Foli fou”

Temps de lecture : 4 minutes

Une fois par semaine, nous vous proposons dans les colonnes de Balistrad une interview avec un auteur. Ces auteurs auront à parler de leurs stratégies d’écriture et de leurs rapports avec la lecture.

Aujourd’hui, nous vous proposons de rencontrer Billy Doré. Né le 27 Juillet 1997 à Verretes, Billy Doré est poète, diseur. Il est l’auteur de “Foli Fou”, un receuil qu’il avait publié l’année dernière chez les Éditions Choucounes.

Billy Doré

Balistrad : Quand avez-vous commencé à écrire? Y a-t-il un contexte particulier?

Billy Doré : Je ne me rappelle pas du moment exact où j’ai commencé à faire couler mes encres. Mais en classe de troisième, j’avais trouvé une necéssité d’écrire sans savoir si un jour j’aurais publié un texte. Quant au contexte, je ne peux pas dire s’il y en a eu un en particulier.

B : Y a-t-il des moments précis où vous écrivez? Avez-vous un espace quelconque pour écrire?

BD : Le moment précis où j’écris vient exactement avec l’apparition d’une idée. De ce fait, je considère mon portable comme brouillon. En ce sens, je ne tiens pas compte d’un lieu pour écrire. Les bonnes choses viennent assez souvent dans les endroits que l’on prétend mauvais. C’est un peu paradoxal.

B : Comment vous est venue l’idée de publier? Est-ce que c’est une phase nécessaire ou pas?

BD : L’idée venait de quelques amis. Après avoir lu mon manuscrit, ils m’ont encouragé à le publier. Je n’avais aucune intention de le faire auparavant. Je crois que la publication est d’autant nécessaire et n’est pas nécessaire aussi dépendamment de la qualité et du fond de ce que l’on veut publier.

B : Parlez-nous un peu de son contenu? En quoi votre livre nous aide-t-il? Qu’apporte-t-il de neuf?

BD : C’est un livre quasiment érotique et qui puise de la réalité sociale pour errer dans la sphère sentimentale de notre pays. Cependant, à travers lequel on a tenté de dénoncer l’état moribond de notre société, de ce pays qui quémande en permanence devant le monde occidental. Je crois, après avoir lu ce livre, que le lecteur pourra être en mesure de voir une autre facette de la société qui ne devrait pas être toujours un sujet tabou. Il nous fallait appréhender ce sujet d’une autre façon. À travers la poésie, on jouit de cette liberté. Et moi, j’en profite. Quant à son apport, je pense que c’est un pas en plus vers une quête de changement et de pensée nouvelle.

B : Comment qualifieriez-vous vos écrits?

BD : Je ne peux pas trouver une qualification exacte pour mes écrits. Toutefois, je m’efforce de rester dans une démarche qui cherche l’esthétique d’abord, tout en restant fidèle à l’idée que je tente de véhiculer.

B : Pensez-vous que l’écrivain a un rôle à jouer dans la société?

BD : L’écrivain joue un rôle important dans la société. À travers ses écrits, on peut touver de quoi pour étancher la soif de vivre. On peut tout aussi trouver la force de se rebeller contre des systèmes oppressifs. Quant à moi, la littérature est le meilleur détour qu’une société doit faire pour questionner son existence.

B : Êtes-vous sensible ou réceptif à la critique littéraire? Constitue-t-elle pour vous une barrière ou un soutien?

BD : En bien ou en mal. Je suis toujours réceptif à la critique. Ces critiques me poussent vers l’avant. J’essaie de jour en jour de peaufiner mes écrits et meubler ma connaissance littéraire. Donc, je peux dire qu’il constitue pour moi un soutien énorme. Je suis toujours bien et prêt à les recevoir . Grâce à elles, j’ai pu tenir bien ma vigilance dans la rédaction de mes textes.

B : Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui rêve de devenir écrivain?

BD : Si quelqu’un rêve de devenir écrivain, en guise de conseil, je l’exhorte à lire. Lire. Encore lire. C’est la meilleure formule. Tout bon écrivain doit être avant tout un grand et fin lecteur.

B : Quelle place les livres occupent-ils dans votre vie? Vos goûts évoluent-ils avec le temps?

BD : Dès mon plus jeune âge, les livres s’installent aisément dans mon univers de passion. Donc, je vis entre les livres. Sous leur auspice même.
Oui, à force de lire, on découvre des livres plus intéressants que d’autres et ça augmente le goût de lire à une vitesse exponentielle.

Balistrad : Parlez-nous de cinq (5) livres qui vous ont marqués?

Billy Doré : Parmi les livres que j’ai encore lus, il y en a cinq (5) que je considère comme des lives exquis. J’invite tout le monde à les découvrir :

1) Mémoire de mes putains tristes ( Gabriel García Márquez)
2) À l’angle des rues parallèles (Gary Victor)
3) Compère général soleil (Jacques Stephen aléxis)
4) Rete Kote Lamèsi ! ( Josaphat R. Large)
5) La belle amour humaine (Lyonel Trouillot)

Propos recueillis par Jessica Nazaire

nazaire.jessica@yahoo.com

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À propos Jessica Nazaire

Écrivain, poète. Jessica Lee Nazaire est née à Port-au-Prince (Haiti). Elle est journaliste et étudiante en sciences Juridiques à L'UEH.
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