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Lettre à ma femme, un énième appel pour dire « ça suffit »

Temps de lecture : 2 minutes

En 2019, on envoie encore des lettres. Pas forcément manuscrites mais des lettres quand même. Oui, on envoie encore des lettres. Pour dire je t’aime. Ou encore pour exprimer ce qu’on ne saurait dire en face. Pour expliquer une position. Pour étayer une affirmation. Ou tout simplement pour dire à un proche qu’on ne peut plus faire taire la voix au fond de nous qui se révolte. Dans « Lettre à ma femme », c’est cette rage que nous voulons extirper que l’artiste Jean-Jean Roosevelt décrit à travers cette chanson de trois minutes et quarante-deux secondes.

« Tu ne veux pas que je parle de la politique, car tu as peur qu’on me tue ». Combien de fois avons-nous entendu ce discours de nos proches ? Jean-Jean Roosevelt l’exprime en des mots simples et clairs. Pourtant, il affirme que face à ces dérives il ne peut se taire. « Quand je reste en silence face à ces dérives, je me tue moi-même bébé, quand l’eau EA est dans nos rives, je me tue moi-même bébé, quand pour être poli, m’ pa ka di yo « sa kasayòl te di bèf la » ».

« E sa Kasayòl te di bèf la » tombe sur le dos de cette organisation qui est si décriée depuis quelque temps. « Eau EA !!! Diviser pour mieux Régner, spécialiste d’élections truquées, Responsable de notre pauvreté ».

La Saline, Petrocaribe, l’insalubrité, l’hôpital général, tout y passe. Jean-Jean Roosevelt touche tous les points pour montrer à sa femme qu’il doit prendre ses responsabilités. « Bébé, faut comprendre notre responsabilité, Faut que quelqu’un leur dise ces quatre vérités, Tu ne veux pas que je parle de cette histoire De PETRO CARIBE. Plus de 4,8 milliards de dollars que nos dirigeants ont dilapidé. Tu ne veux pas qu’on me tue comme Rospide et Vladimir, parler des 7 mercenaires des menteurs, des parlementaires. Tu ne veux pas que je parle de Martissant, la Saline, Carrefour-Feuilles !!!

« Lettre à ma femme » est une prise de responsabilité de la part d’un citoyen qui en a marre et qui veut que son pays sorte de son bourbier. « Lettre à ma femme » est aussi un moyen de se libérer des on-dit des proches qui ne veulent pas s’impliquer dans la lutte et tentent de barrer la route à ceux qui veulent le faire. « Lettre à ma femme » est cette missive que chaque jeune voudrait adresser à ses parents, à sa famille pour lui montrer que les revendications ont leur sens et leur raison d’être. « Lettre à ma femme » est aussi un appel lancé aux dirigeants et à la communauté internationale pour leur dire qu’on en a assez. Un énième appel pour leur dire « Merci pour leur bien ».

Vanessa Dalzon

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À propos Vanessa Dalzon

Je suis Vanessa Dalzon, Rédactrice en chef à Balistrad, étudiante en Droit à l'Université Quisqueya. Passionnée de lecture, je trouve à travers l'écriture un moyen de partager ce que j'ai lu, vécu, entendu ou compris sur le monde et sur mon entourage.
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