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Obdiel Dormélus dans la rubrique « Coin des écrivains »

Temps de lecture : 5 minutes

Trois fois par semaine, nous vous proposons dans les colonnes de Balistrad une interview avec un auteur. Ces auteurs auront à parler de leurs stratégies d’écriture et de leurs rapports avec la lecture.

Aujourd’hui, nous vous proposons de rencontrer Obdiel Dormélus. Il est poète. Il vient de publier son premier recueil de poèmes intitulé : « Zetensèl lank » chez À toi éditions. Il sera en signature à Livres en Folie le Jeudi 31 mai et le vendredi 01 juin.

 

Coin des écrivains

Balistrad : Quand avez-vous commencé à écrire? Y a-t-il un contexte particulier?

Obdiel Dormélus : J’ai commencé à écrire depuis à l’âge de 15 ans, suite à un accident où je pourrais même y rester.
– Dans mes écrits, je considère tous les contextes comme des contextes particuliers. Car, il est très sensible d’écrire sur quelque chose à tout moment donné.

B : Y a-t-il des moments précis où vous écrivez? Avez-vous un espace quelconque pour écrire?

OD : Auparavant, j’avais du mal à écrire le jour, je préférais exprimer mes idées sur les pages le soir. Depuis quelque temps, cela n’importe peu, il suffit que j’en ai envie.
– Le meilleur endroit pour moi de me sentir à mon aise pour écrire, c’est chez moi, en étant tout seul. Parfois, le bord de la mer me paraît agréable aussi. Mais chez moi, c’est l’endroit favorable.

B : Comment vous est venue l’idée de publier? Est-ce que c’est une phase nécessaire ou pas?

OD : Depuis que j’ai commencé à écrire l’idée de publier était là. Je me disais tout le temps : Il faut que dans les siècles à venir les gens étudient mes oeuvres.

– Publier n’est pas une phase nécessaire. C’est quelque chose d’incroyable. C’est beaucoup plus que nécessaire, c’est exceptionnel.

B : Pensez-vous que l’écrivain joue un rôle particulier dans la société?

OD : L’écrivain et la société sont en deux mots, une voiture et un chauffeur. L’écrivain joue le rôle de conducteur. Bien souvent, je mentionne cette phrase:  » Lire, c’est se tenir sur une corde. Écrire, c’est chercher de l’équilibre. »

B : Êtes-vous sensible ou réceptif (ve) à la critique littéraire? Constitue-t-elle pour vous une barrière ou un soutien? Quelles sont vos réactions par rapport à ces critiques?

OD : La critique est d’une importance extra dans la société, et dans chaque domaine indistinctement.
Littérairement parlant, je suis sensible et réceptif aux critiques, dépendamment de quoi l’on parle et avec qui l’on parle.
La critique est pour moi un soutien, cela m’aide à toujours viser la perfection, et à regarder vers l’avant. J’essaie tout le temps de comprendre les raisons des critiques et de m’améliorer un peu plus.

En recevant les critiques, j’aime faire ressentir aux gens combien que ça me plaît de savoir et de voir combien ils s’intéressent à moi et à mes idées philosophiques.

B : Avez-vous rencontré des difficultés en tant qu’écrivain? Si oui, lesquelles?

OD : Cette question-là me paraît, un peu du genre… Je ne sais quoi dire. Ok, on ne peut rien réaliser sur des roulettes dans ce monde. Les difficultés font partie de la vie. Pour moi en tant qu’écrivain, il suffit de tenir le coup chaque jour car les difficultés seront toujours en face de nous.

– La première chose qui me paraissait difficile en tant qu’écrivain, c’était de faire croire à ma mère que je peux vivre de ma plume.
– Me procurer un computer pour écrire et sauvegarder mes oeuvres.
– Publier.

B : Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui rêve de devenir écrivain?

OD :  » Il n’y a pas de rêve trop grand, ni de rêveur trop petit. » Auteur Inconnu.

Je dirai à tous ceux et celles qui rêvent de devenir écrivain, de lire, lire et lire, pour mieux se tenir sur la corde. Ensuite ils/elles seront en mésure de chercher l’équilibre. Donc, d’écrire.

B : Quelle place les livres occupent-ils dans votre vie?

OD : Les livres occupent une place primordiale dans ma vie quotidienne. Ils sont, mes meilleurs amis, ma femme actuelle, ma nourriture. Oui, j’ai bien dit ma nourriture, car je peux passer une journée sans rien goûter, mais pas une journée sans lire quelques pages d’un livre. Ils sont ma drogue.

B : Vos goûts évoluent-ils avec le temps?

OD : Lire vous envoie vers d’autres horizons. Un livre vous pousse à lire un autre, encore un autre jusqu’à ce que vous changez de philosophie, de pensée.
Le temps et l’évolution sont encore deux choses qui peuvent changer l’idéologie de l’écrivain, car bien souvent les écrits ont rapport avec nos vécus.

B : Pour finir, parlez-nous de cinq (5) livres qui vous ont marqués?

OD : Il y a tellement de livres qui m’ont marqué que j’ai du mal à choisir 5 d’entre eux. Quand bien même, laissez-moi vous parler de 5 d’entre eux.

1-Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain.

2- Le métier d’écrivain de l’Union des écrivains québécois.

3- L’étrange histoire de Peter Schlemihl écrit par Adelbert de Chamisso.

4- Les Dix Hommes Noirs d’Etzer Vilaire.

5- L’alchimiste de Paulo Coelho.

Un extrait de Zentensèl lank :

Tan pati kite tan nan men n
Chak pwent niche lavi a kat bò

Propos recueillis par Jessica Nazaire

nazaire.jessica@yahoo.com

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À propos Jessica Nazaire

Écrivain, poète. Jessica Lee Nazaire est née à Port-au-Prince (Haiti). Elle est journaliste et étudiante en sciences Juridiques à L'UEH.
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