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Quand Nervno Fils de plume s’en prend au capitalisme

Temps de lecture : 2 minutes

Nervno Fils De Plume, de son vrai nom Nerva Noël, slameur qui a sorti le premier album de slam en Haïti intitulé «Vers Balles» s’en est pris à l’Occident et au système capitaliste dans sa toute première collaboration avec BIC intitulée «Paroles Calcinées».

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Le slameur qui a fêté ses cinq ans de carrière sur la Place Saint Pierre en Janvier dernier, a fait une radiographie du système capitaliste dans son morceau intitulé «Paroles Calcinées». En collaboration avec BIC qui a commencé le morceau, les deux artistes unissent leurs voix pour dénoncer ce système qui ne cesse de faire des victimes dans le monde. BIC débute sur fond de notes de guitare tout en nous invitant à regarder les capitalistes.

«Ann, voye je gade yo»

Nervno Fils De Plume, pour dénoncer une mauvaise gestion des ressources mondiales, n’y va pas avec le dos de la cuillère.

«La mort est pour tous tandis que la vie est pour quelques-uns                                                                                                          le monde a assez de ressources pour prendre soin de chacun»

L’étudiant finissant en psychologie de la Faculté d’Ethnologie est tranchant là-dessus. «Paroles Calcinées» charrie un ensemble de revendications des pays du Sud. Il dit ne pas pouvoir rester silencieux face à cette situation aberrante. L’exploitation des pays pauvres par l’Occident, le racisme, le machisme, l’aliénation chez ses frères noirs…

Le slameur qui a déjà représenté Haïti à l’étranger n’a pas la langue de bois. Il utilise son slam comme une arme tranchante pour dénoncer des situations inacceptables. Le jongleur de mots, qui s’est déjà produit sur scène avec Bélo, croit que le monde peut être meilleur si nous le désirons.

«Paroles Calcinées» est une radiographie du capitalisme sauvage. C’est aussi un prétexte pour dénoncer la vague de migration des jeunes Haïtiens vers le Chili et certains autres pays, occasionnée par l’incompétence des autorités locales, le manque d’assistance de l’État et le chômage grandissant.

© Joubert Joseph

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À propos Joubert Joseph

Joubert Joseph, né à Port-Margot le 29 avril 1997, passionné de poésie depuis son plus jeune âge, est poète et journaliste. Il a publié respectivement «15 poèmes pour un million d'étreintes» et «Léa ou La beauté en mille morceaux». Deux ouvrages qui ont été salués par la critique. Il a étudié le journalisme à l'Isnac et travaille actuellement comme reporter à Radio Kiskeya. Rédacteur à Balistrad, Joubert Joseph opte pour un «journalisme responsable.»
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