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Vive Haiti Livres : une initiative qui s’inscrit dans la tradition

Temps de lecture : 2 minutes

Les 21 et 22 avril 2018, Saint-Marc a accueilli à l’École Mère Sainte-Alvire la troisième édition de Vive Haïti Livres, la fête de littérature jeunesse dédiée aux enfants. Entretien avec Frantzy Féné, responsable culturel de Vive Haïti Livres.

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Balistrad : Parlez-nous de Vive Haïti Livres et de ses différentes activités.

Frantzy Féné : Vive Haïti Livres est un festival de littérature que nous avons organisé cette année dans deux espaces. Du 20 au 22, au Centre de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC), divers auteurs et acteurs culturels ont défilé pour des conférences de pointe, des causeries et divers ateliers (lecture, poésie, slam, magazine…)

Conjointement, chez les sœurs, nous avons présenté la fête de littérature jeunesse où des livres ont été offerts aux enfants lors de concours de lecture et de conte…

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Le Samedi 21 Avril, à Colombes Ciné, nous avons réalisé, en partenariat avec Ann Pataje Ansanm (une structure de Hip-Hop) un spectacle musical où rap, slam et poésie ont animé un public enchanté.

B. : Activités déjà réalisées ?

F.F : Vive Haïti Livres est à sa troisième édition. Mais, nous organisons régulièrement des conférences intéressantes, des ateliers d’écriture pour les jeunes de la ville qui veulent s’initier au domaine.

B. : Pourquoi une fête de littérature jeunesse à Saint-Marc?

F.F : Saint-Marc est une ville réputée pour sa contribution à la vie culturelle du pays. Toutefois, nous remarquons que cette renommée tend à baisser. Étant donné la masse juvénile scolaire dont nous disposons, nous pensons que la fête littérature jeunesse est l’occasion d’orienter les enfants, de susciter en eux l’envie de se tourner vers les livres, non seulement pour apprendre mais aussi pour mieux produire.

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B. : Quelles sont les activités organisées durant cette fête de littérature jeunesse ?

F.F. : Des concours ont été organisés. «Je lis et je raconte » par exemple s’intéresse à la capacité des enfants à lire et à comprendre rapidement. Nous avons offert divers bouquins et nous en avons vendu certains à prix très réduits. En plus, des causeries ont été réalisées avec des auteurs de bandes dessinées et autres.

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B. : Quel regard portez-vous sur le paysage culturel haïtien ?

F.F. : Si les critiques pleuvent de partout, c’est parce que les gens prennent conscience que nous tournons le dos, massivement, à notre identité culturelle. Cependant, il faut souligner que beaucoup d’efforts sont fournis pour un meilleur visage culturel et est justement dans cette logique que s’inscrit VHL.

Balistrad : Quelles sont jusqu’ici les retombées des différentes activités organisées ?

La satisfaction principale réside dans celle des participants, dans l’accessibilité des livres, dans l’intérêt pour la lecture et la littérature en général. En plus, après chaque activité, les contacts se multiplient et les partenariats aussi. En plus de Nero et du CLAC, cette année nous avons bénéficié du support de diverses maisons d’édition, de la mairie de St Marc….

Propos recueillis par Garens Jean Louis

jgarens2@gmail.com

Twitter: @garensj

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À propos Garens Jean-Louis

Je suis Garens JEAN-LOUIS, Haïtien. J’ai une formation de base en linguistique. Je suis un passionné des sciences humaines, de la photographie et des petits plaisirs de la vie. J'aime dire tout haut ce que les autres pensent tout bas. L'écriture est ma façon d'affirmer mon existence et ma dissidence.
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